Les enjeux de la culture cash en entreprise : du top management aux équipes opérationnelles

La gestion de la trésorerie au sein des entreprises est l’affaire de tous. Cette problématique s’inscrit de manière transversale au sein de l’organisation puisqu’elle représente l’un des principaux axes qui vont permettre de maîtriser sa rentabilité, d’atteindre les objectifs de développement mais aussi de garantir une situation pérenne tout en rassurant les actionnaires. Maîtriser sa trésorerie et son BFR sont des enjeux importants pour qui souhaite avoir le contrôle sur sa capacité à réaliser des investissements, garantir sa croissance mais aussi respecter ses engagements, du salaire des collaborateurs jusqu’au respect des engagements auprès des fournisseurs et des actionnaires.

C’est également un exercice contraignant qui implique de mettre en place des processus normés (une balance âgée, des réunions avec les commerciaux …). La maîtrise de l’EBITDA et de la trésorerie sont étroitement liés et vont permettre de se prémunir face au risque, celui d’assurer un avenir pour l’entreprise.

 

Mettre en place une culture du pilotage du cash en entreprise

Tous les processus et tous les collaborateurs doivent être impliqués dans cette stratégie. C’est une bataille qui doit être menées par l’ensemble des acteurs avec une volonté forte du top management. La direction financière agira comme business partner afin de fournir les indicateurs qui vont permettre une meilleure gestion de l’entreprise et un renforcement du business model.

Le DAF représente un des acteurs majeurs car il doit tout d’abord s’assurer de la pertinence des indicateurs sur lesquels il va s’appuyer pour mesurer la santé financière mais aussi garantir l’adhésion en rendant les informations compréhensibles et exploitables. Expliquer l’intérêt et impliquer chaque acteur dans la maîtrise des flux de trésorerie doit permettre une adhésion sur le long terme.

Au-delà d’être une culture purement financière, c’est une philosophie d’entreprise qui doitêtre transmise à tous les niveaux dans l’objectif de sensibiliser sur l’intérêt de mener un pilotage du cash-flow et du free cash-flow. Les intérêts sont nombreux, au-delà des aspects liés aux objectifs stratégiques, c’est un moyen d’anticiper une politique de réduction des coûts sévère qui pourra arriver tôt ou tard et de rassurer l’actionnaire sur la valeur et la santé de l’entreprise.

 

Toutes les entreprises ne sont pas égales en matière de culture et de besoin en cash. Si on prend l’exemple des entreprises qui possèdent un excédent de trésorerie important, ces dernières y verront un moyen d’investir d’avantage, de mieux rémunérer leurs actionnaires ou encore de conserver un dynamisme auprès des équipes.

Une entreprise dans une situation plus tendue y verra un moyen de réduire les frais liés au financement par l’emprunt même dans une période où les taux sont bas, de garantir sa croissance (organique/externe) ou d’assurer sa pérennité. Ce sera également un moyen de rassurer les investisseurs sur la bonne gestion de l’entreprise et d’opter pour la bonne stratégie de financement.

Même les entreprises qui dégagent un résultat important peuvent être confrontée à des difficultés si elles anticipent mal leurs besoins en cash. Dans ces deux cas de figure, la trésorerie vise à servir les intérêts de l’entreprise.

 

Piloter le cash de l’entreprise et adopter une stratégie

Maîtriser son cash passe par la mise en place d’une stratégie eu sein de l’organisation. Au-delà de l’aspect « culture cash », des indicateurs sont disponibles pour parvenir à une meilleure maîtrise. En effet, pour mesurer la situation de sa trésorerie, on peut s’appuyer sur différents indicateurs comme le BFR pour lequel l’entreprise dispose de 3 variables qui sont, le délai de paiement du fournisseur, le délai de règlement des clients, le délai de rotation des stocks.

Le BFR est notamment un des indicateurs qui va avoir une influence directe sur la trésorerie, c’est aussi l’un des éléments les plus importants dans un business plan. Il existe d’autres indicateurs tels que le ROCE pour calculer la rentabilité ou la CAF pour mesurer le flux potentiel de trésorerie et la capacité à investir. Il existe différents flux de trésorerie :

  • Les flux de trésorerie générés par l’activité
  • Les flux liés aux opérations de financement
  • Les flux liés aux opérations d’investissement

 

Adopter la bonne stratégie de trésorerie va permettre de définir les moyens à mettre en œuvre pour couvrir plus rapidement les besoins en cash.  Optimiser les placements tout en restant liquide, fixer la rémunération de la trésorerie afin de stabiliser le cash… Cela représente des réflexions à mener pour définir les besoins.

Il est possible de recourir à des moyens en interne via le développement de la formation pratique et de la culture cash afin de mieux maîtriser les flux de trésorerie comme la mise en place de mesures de recouvrement. Les moyens technologiques aideront à mieux suivre les prévisions et à obtenir une vision du réalisé plus juste. Nommer un trésorier d’entreprise crédit manager peut s’avérer judicieux mais beaucoup d’entreprises n’ont pas les moyens de financer ce type de poste. Autant de solutions possibles en interne qui peuvent s’adapter à la taille de l’entreprise.

Des solutions externes sont actuellement privilégiées comme l’outsourcing avec notamment l’affacturage ou l’assurance-crédit qui vont permettre une meilleur maîtrise des créances et une optimisation rapide du flux de trésorerie « accélérateur de financement ». L’entreprise qui souhaite optimiser ses revenus et la liquidité de sa trésorerie pourra se tourner vers les sociétés de courtage pour l’accompagner dans ses placements.

Stéphane, consultant Finaxium