Windows 10 et l’introduction du consentement positif

Au milieu des innovations majeures du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles, on trouve aussi  de simples petites phases, clarifications de concepts existants, mais dont l’impact sera majeur pour le recadrage des abus existants.

Parmi ces petites phrases, « Il ne saurait y avoir de consentement en cas de silence » est celle qui devrait révolutionner le fonctionnement de Windows 10.

Système d’exploitation incontournable, Windows 10 est le filet de ramassage de données personnelles de Microsoft, qui agit aujourd’hui en toute impunité au motif que les utilisateurs peuvent s’opposer aux traitements massifs de leurs données … imposés par défaut dans le système.

Récupération des données d’utilisation des applications, de navigation sur Internet voire de saisie, envoi des données et des mots de passe sur les serveurs Microsoft, réutilisation non autorisée pour le ciblage publicitaire, … Identifiés mais non sanctionnés par l’autorité néerlandaise de protection des données personnelles, traités au moyen de modes d’emploi pour l’opposition au traitement par la Commission Nationale Informatique et Libertés, les abus de Windows 10 sont pour l’instant traités légèrement par les autorités de protection des données …

… en effet, pourquoi feraient-elles des efforts maintenant alors que d’ici quatre mois l’absence de consentement positif pourra les amener à infliger chacune et sans effort une amende de 4% du chiffre d’affaires mondial du géant informatique.

Gageons qui d’ici là nous aurons constaté quelques évolutions au sein de notre système d’exploitation préféré … ou pas.

 

Pour plus d’informations : 

https://autoriteitpersoonsgegevens.nl/en/news/dutch-dpa-microsoft-breaches-data-protection-law-windows-10

https://www.cnil.fr/fr/reglez-les-parametres-vie-privee-de-windows-10